Étude Propreté & Insertion par l’Économie

17/12/2015

Les résultats montrent que les responsables d’entreprises de propreté partagent l’objectif d’insertion durable vers le monde du travail. Pour autant, ils s’interrogent sur le système actuel qui leur semble souvent relever d’une logique comptable, déconnectée des réalités, voire contreproductive par manque d’adaptation aux spécificités du secteur. Les entreprises souffrent également de l’absence de lisibilité du monde de l’insertion : différents types d’interlocuteurs, parfois en contradiction entre eux, différents types de structures, parfois enchevêtrées, des logiques circulaires des parcours d’insertion, une multiplicité des types de marchés, etc. Comment un responsable d’entreprise, quelle que soit la taille de son entreprise, peut-il s’y retrouver pour agir et quel est le sens de cette politique d’insertion professionnelle ?

Les entreprises vivent les clauses sociales comme une contrainte supplémentaire dans un contexte institutionnel et législatif déjà en forte mutation. Elles ont également le sentiment que leur rôle direct n’est pas valorisé par rapport aux autres acteurs, dont les structures d’insertion.

Ainsi, les entreprises de propreté se retrouvent en quelque sorte dans un étau, entre la recrudescence de clauses sociales inadaptées et la difficulté d’y répondre, dans un contexte déjà complexe. Phénomène inquiétant, l’étude a révélé le renoncement d’entreprises à répondre à des marchés publics intégrant des clauses sociales, alors même qu’elles jouent un rôle central dans l’insertion des publics éloignés de l’emploi.

Connaître les perceptions actuelles des différents acteurs de l’insertion, entreprises de propreté, donneurs d’ordre, facilitateurs, structures d’insertion, c’est contribuer à établir les bases de nouvelles actions, d’une insertion durable, de clauses sociales intelligentes. L’étude révèle que cette attente est partagée par l’ensemble des acteurs.

 Suite à cette étude, l’outil Inserpropre est mis en oeuvre pour leur permettre de s’orienter, que ce soit pour appuyer le sourcing ou répondre aux clauses sociales, en agissant elles-mêmes ou en créant des partenariats avec des structures d’insertion.

Téléchargez l’étude: Etude Propreté et Insertion par l’Economie – Fare Propreté – novembre 2015